La Préfecture ne répond plus!
Le Préfet n’a pas le temps de nous recevoir.
Le Secrétaire Général esquive une rencontre au dernier moment.
Mais si nous n’avons plus d’interlocuteur à la Préfecture, et donc la possibilité de défendre nos familles expulsables, ce n’est pas le fruit du hasard.
Fini le « cas par cas » et le pouvoir discrétionnaire laissé aux préfets. Le gouvernement ne veut plus tenir compte des situations individuelles et Eric Besson se glorifie même de dépasser les quotas d’expulsion fixés par Nicolas Sarkozy.
Il s’agit d’un durcissement concerté, et revendiqué, de la politique d’immigration de notre pays.
Conditions de vie inacceptables pour les nouveaux demandeurs d’asile, nombre croissant de déboutés du droit d’asile, attribution d’autorisations provisoires de séjour délivrées au compte-gouttes, mises à la rue de familles avec de jeunes enfants, etc… sont les conséquences d’une politique de xénophobie et de repli identitaire que nous refusons catégoriquement.
Nous devons à nouveau imposer la parole citoyenne et forcer l’administration à rétablir le dialogue.
Mais la riposte doit largement dépasser le cadre du RESF !
Le RESF appelle donc tous les acteurs sociaux du département, syndicats, partis politiques, associations et simples citoyens qui refusent ces dérives indignes de notre pays à se rassembler
mercredi 10 février à partir de 18h , sur le quai devant la Préfecture.
En signe de solidarité, nous y distribuerons une « soupe populaire ».
Outre la soupe, venez partager avec nous vin chaud, thé, crêpes, gâteaux et montrer ainsi que les valeurs de solidarité et de fraternité ne sont pas un vain mot.






