Soutien aux militants-es du Collectif 66 Paix et Justice en Palestine convoqués au tribunal correctionnel de Perpignan le 11 octobre 2010

Trois militant-es du Collectif 66 Paix et Justice en Palestine sont assignés en correctionnelle pour une action d’information des consommateurs du magasin Carrefour de Perpignan le 15 mai 2010 les appelant au boycott des produits exportés par Israël.

L’action qu’ils mènent en vue de faire respecter le Droit International est inscrite dans la campagne internationale « Boycott / Désinvestissement / Sanctions » initiée à la demande de la société civile
palestinienne afin de faire cesser l’impunité dont jouit l’Etat d’Israël qui viole systématiquement le Droit International (Résolution du conseil de sécurité de l’ONU), le Droit Humanitaire (Conventions de Genève
interdisant la colonisation, la spoliation et le déplacement de populations en territoire occupé, siège et bombardements de la bande de Gaza) et les Droits de l’Homme (pratique de discrimination selon
l’origine des citoyens, emprisonnements massifs de résistants).

Il est particulièrement choquant de voir mis en accusation, des militants pacifistes, non violents, luttant contre toute discrimination à l’égard d’un peuple quel qu’il soit et défendant le principe du Droit et de la Justice pour le peuple palestinien.

Nous constatons qu’à l’occasion de cette action de sensibilisation il n’y a eu aucune violence, dégradation ou pression sur les personnes. Nous constatons également à cette occasion que les
autorités israéliennes violent, au vu et au su des autorités françaises, le Droit Commercial de l’Union Européenne en pratiquant une fraude systématique quant à l’origine des produits, ceux issus des
colonies en territoire palestinien occupé étant abusivement estampillés « made in Israël ».

Les organisations soussignées dénoncent avec la plus extrême gravité les pressions exercées par le pouvoir exécutif sur la Justice en vue de poursuivre systématiquement à Perpignan comme à Bordeaux, Mulhouse ou ailleurs des militants défenseurs du droit, participant à cette campagne.

Nous exigeons que les trois militants soient relaxés. Il en va de la possibilité de défendre en France les droits du peuple palestinien comme de la défense de la liberté d’opinion et d’expression dans notre
pays.

Nous vous appelons à être nombreux le 11 octobre à 14h au tribunal de Perpignan pour accompagner nos camarades et dénoncer l’injustice qui leur est faite.

Premiers signataires : les Amis du maquis Henri Barbusse ; Association France Palestine Solidarité ; ASTI 66; ASTI 76; ATTAC; CNT Education ; Collectif antiOGM66 ; Coup de Soleil des PO ; Europe Ecologie – les Verts ; les Faucheurs Volontaires des PO ; Initiatives Citoyennes ; JC 66 ; NPA ; Ligue des Droits de l’Homme; MRAP 66 ; NPA Jeunes ; PG 66 ; PCF ; PCF Agly Fenouillèdes ; Solidarité Féminine ; UD CGT ; Union Syndicale Solidaires…

Contact/ info : collectif66palestine@gmail.com
06 73 89 73 19
06 08 30 77 78
06 16 50 80 70

« Chaque jour, des citoyens subissent des discriminations. Les coupables ne sont que rarement poursuivi ou condamné par la justice faute de pouvoir prouver la discrimination (souvent pour des refus ou des absences de témoignages).
Par contre des militants pacifistes mettent en cause Israël qui bafoue les droits de l’homme, qui emprisonnent même des enfants, qui occupent des territoires palestiniens…
Ces militants pacifistes sont convoqués pour avoir discriminé ce pays- INCROYABLE NON!-
Vive la France des droits de l’Homme, il faut dire que depuis que nous vivons en Sarkozi on parle plutôt des droits des plus forts et des plus riches.
Signez la pétition ici, soyez présent le 11 octobre 2010″

Patrick Lecroq Directeur du MRAP 66

Gens du Voyage, Roms, Gitans…

A l’occasion des journées européennes du patrimoine, le Conseil général des Pyrénées orientales a organisé 2 jours de manifestations au tristement célèbre camp de Rivesaltes qui a vu l’internement des parias du moment : Républicains Espagnols, Juifs, Tziganes, Juifs, Harkis et pour enfin jusqu’à tout dernièrement un « centre de rétention administrative » pour les étrangers sans papier.

Rivesaltes était l’un de ces camps ou des responsables politiques se sont donné le droit de vie ou de mort sur des gens qui ne vivaient pas selon la norme établie, qui n’avaient pas la bonne religion, la bonne manière de penser, de vivre… Les Harkis qui pensaient avoir choisi le bon camp s’y retrouvèrent parqués pour tout remerciement de la patrie reconnaissante. Enfin y furent emprisonnées ceux qui avaient eu le malheur de naitre dans un pays pauvre et cherchaient la terre promise…

2010 étant l’année de commémoration de l’internement des tziganes en France pendant la seconde guerre mondiale, c’est le bon temps pour faire des parallèles et réfléchir un peu…

Difficile donc de ne pas faire des parallèles entre ce qui se passe aujourd’hui avec le démantèlement des camps de Roms à travers la France et l’internement des Tziganes au camp de Rivesaltes… Même si ces Tziganes étaient français dans leur extrême majorité, on refusait à ces « bohémiens » de bénéficier comme chaque français de l’Article 1er de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen : « Les hommes naissent libres et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. » et sur le fait que l’égalité est le fondement de la République ».

Si aujourd’hui on n’interne plus les tziganes ou les gens du voyage, il n’en reste pas moins que qu’on ne les considère toujours pas comme des citoyens à part entière puisqu’ils doivent, par exemple, présenter un carnet de circulation tous les 3 mois à la gendarmerie… Coupable d’exister et puni par la loi même quand un petit maire leur fait couper l’électricité au risque de mettre des enfants en bas âges, des personnes âgées ou des malades en situation de danger, sous prétexte que leur terrain n’est pas dans la bonne zone (PIA par exemple)… toujours coupable quand ils s’installent sur un terrain qui ne leur est pas réservé alors que 60% des communes n’ont pas construit les aires d’accueils prévues par la loi et ne sont, elles, jamais inquiétées par la justice…. Internés physiquement les Gens du Voyage? NON, mais parias toujours et sans droit.

Comment ne pas faire de parallèle quand on voit l’état de délabrement du quartier Saint Jacques de Perpignan avec son cortège de malheur, de chômage endémique, de drogue, de violence et d’habitat indigne ? Une faute partagée ou chacun doit prendre ses responsabilités ? Peut-être. Un quartier laissé à l’abandon avec des habitants qui n’ont plus espoir de s’en sortir ? Surement.
Quand y aura-t-il une véritable volonté politique de mettre en place un projet de développement global –économique, social, culturel et urbanistique ?- La mairie attend-elle que les gens quittent les lieux, quand elle ne les reloge pas ailleurs, pour que les bobos viennent s’installer ? Quel gâteau pour les promoteurs immobiliers n’est-ce pas !!

Aujourd’hui je fais un parallèle entre les gitans, les gens du voyage et les Roms car ils sont arrivés en France et en Europe voilà près de 6 siècles sans doute chassés de l’Inde du Nord-Ouest, il y a plus de 1000 ans.
Ils y a plusieurs termes pour désigner les Gens du voyage (Tsiganes, Gitans, Manouches, Roms, Sinti, Kalès, Voyageurs…) ce sont donc bien des cousins issus de la même famille même s’ils ont choisi des lieux et des chemins de vie différents…

OUI, les uns et les autres dérangent, les moyens de les exclure sont différents, adaptés à leur statut, à leur intégration, à leur mode ou à leur nationalité mais nous sommes dans la même logique de haine que développe sarkozi et ses sbires depuis leur arrivée au pouvoir.

Le combat pour résister à cette forfaiture est donc le même. Unissez-vous, unissons-nous!!!!!

Mais allons plus loin, aujourd’hui ce sont les Roms, les Gitans, les Gens du Voyage, qui sera demain dans la ligne de mire du sarkozisme. Demain ce sera le tour de qui ? De vous, De moi, De nos amis ou connaissances ?

Demain, on retirera peut-être la nationalité de ceux qui n’auront pas été sage ! Oh c’est vrai ils ont déjà commencé à y penser. Cela commence par des délinquants mais jusqu’ou cela ira ?

Gouvernez en stigmatisant, en opposant tour à tour tous les groupes de la société, c’est la méthode choisie par sarkozi pour conserver le pouvoir en 2012. Mais quand on est président de la république, n’est-on est garant de la nation, de la cohésion sociale du pays ? Si on va a l’encontre de ce principe fondamental, ne devrait on pas être traduit devant la haute cour* (de justice) afin de répondre de nos actes ?

(Ne rêvons pas : la procédure de destitution du Président de la République en cas de manquement à ses devoirs dans l’exercice de son mandat n’est pas claire. La définition de la gravité du manquement ni sa nature ne sont pas clairement précisée dans les textes…) L’article 68 de la Constitution issu de la révision du 19 février 2007 reconnaît désormais au Parlement siégeant dans son intégralité en Haute Cour le pouvoir de destituer (et non plus de juger) le Président de la République pour « manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat ». Après l’adoption par l’Assemblée nationale et le Sénat, en termes identiques, d’une résolution de réunion du Parlement en Haute Cour, cette dernière doit statuer dans le délai d’un mois, à bulletins secrets, sur la destitution. Tous les votes doivent être acquis à la majorité qualifiée des deux tiers des membres composant l’assemblée concernée et la Haute Cour, sans qu’aucune délégation de vote ne soit permise. Seuls sont recensés les votes favorables à la réunion en Haute Cour et à la destitution. (Bref avant qu’il n’y ait une prise de conscience générale, il reste du travail).

Patrick LECROQ
Directeur MRAP 66

Films + Débat

Un Film de Rachid Bouchareb

Avec Jamel Debbouze , Roschdy Zem , Sami Bouajila , Chafia Boudraa

Synopsis: « Chassés de leur terre algérienne, trois frères et leur mère sont séparés. Messaoud s’engage en Indochine. A Paris, Abdelkader prend la tête du mouvement pour l’Indépendance de l’Algérie et Saïd fait fortune dans les bouges et les clubs de boxe de Pigalle. Leur destin, scellé autour de l’amour d’une mère, se mêlera inexorablement à celui d’une nation en lutte pour sa liberté. »

Non à un CD sur l’Algérie française, oui à un CD sur l’histoire franco-algérienne

jeudi 16 septembre conseil municipal de Perpignan. A l’ordre du jour la délibération 6B « convention de partenariat ville de perpignan/cercle algérianiste : création du centre de documentation des français d’Algérie/laboratoire de pensée sur les exils »

Ce centre, de par son intitulé et par la nature du partenariat avec le cercle algérianiste ne peut que conduire à une représentation tronquée, instrumentalisée voire même révisionniste de l’histoire franco-algérienne.

Nous réitérons notre exigence que ce centre soit « consacré à l’Histoire croisée de la France et de l’Algérie et que sa conception soit confiée à un comité scientifique digne de ce nom. Elle pourra s’inspirer utilement du rapport indépendant produit par onze chercheurs reconnus de l’histoire de l’Algérie, qui ont proposé une approche pluraliste, pour un musée consacré à l’Algérie de 1830 à 1962 »

Rendez-vous à 16h50 en haut des marches de la mairie devant la porte donnant accès à la salle du CM avec vos panneaux
Non à un CD sur l’Algérie française
ou à un CD sur l’histoire franco-algérienne

Manifestation le samedi 4 septembre contre « la xénophobie et la politique du pilori »

Un rassemblement aura lieu le samedi 4 septembre à 10h Place du Puig (en haut de la place Cassagnes, près de l’église St Jacques), nous défilerons jusqu’à la préfecture où une audience avec le préfet sera demandée.
Nous comptons vivement sur votre présence pour combattre l’acharnement du gouvernement contre les diverses communautés stigmatisées ces derniers jours !!