Les Roms n’ont même plus le droit à nos déchets !

PARIS, 19 nov 2010 (AFP) – Un ressortissant roumain est visé par un arrêté de reconduite à la frontière assorti d’une interdiction du territoire français pour un an, selon une décision de la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence dont l’AFP a pris connaissance vendredi.
L’homme âgé de 50 ans a été interpellé le 19 octobre par la brigade de gendarmerie d’Oraison lors d’un vol en réunion dans une déchetterie, précise le document selon lequel « le comportement de l’étranger a constitué une menace à l’ordre public ».

« L’accès au territoire français est interdit » à cet homme « pour une durée d’un an à compter de son départ », selon l’arrêté de reconduite à la frontière daté du 20 octobre et consulté par l’AFP. Interrogé sur cette double sanction, le Groupe d’information et de soutien des travailleurs immigrés (Gisti), estime que l’on « réserve de nouveau un traitement particulier à un Rom malgré les assurances données » à Bruxelles. Son président, Stéphane Maugendre, se demande si la mesure « ne constitue pas une application par anticipation » du projet de loi sur l’immigration d’Eric Besson qui a changé de portefeuille depuis le remaniement du gouvernement. Cette loi crée une interdiction de retour sur le territoire français à un étranger qui s’y est maintenu après une décision d’expulsion. M. Maugendre s’est dit « étonné » par la sanction « d’autant plus qu’elle vise un ressortissant communautaire » qui « n’a pas été poursuivi en justice pour le délit qui lui reproché si tant est que le vol dans une déchetterie est un délit ».
« Un vol dans une déchetterie qui constitue une menace à l’ordre public, ça confine au ridicule », a-t-il dit.

Repas des saveurs 2010.

Comme à son habitude, le MRAP 66 organise un repas autour des saveurs du monde qui se veut convivial et multiculturel.

PROGRAMME DE LA SOIRÉE:

-Animation musicale avec le groupe « On the Rock »:
Variété, Rock.
-Repas
-Tombola
-Atelier maquillage pour les enfants…

Pour en assurer la réussite, outre votre présence, nous vous proposons de participer à cette soirée de deux façons :

– soit en apportant un repas pour 4 personnes (entrée ou plat ou dessert)

– soit en participant aux frais de la soirée:

12€/personne (5 € pour les personnes à faibles revenus et pour les moinsde 12 ans), qui permettront de financer une partie de cette soirée.

*Vous avez besoin d’un moyen de transport pour aller au T-C( 44 ave dePrades, Perpignan) ou vous pouvez prendre des passagers, merci de nousle faire savoir le 6 décembre au plus tard.

Information au:

04.30.44.36.40 ou sur Samia.mrap66@gmail.com

« Les Rendez-Vous de Saint Estève »

Chers amis,

Fidèle à sa politique de vulgarisation culturelle, l’association « Les Rendez-Vous de Saint Estève » ajoute une nouvelle corde à son arc en créant un événement cinématographique sur la commune, Les Toiles.

Trois week end annuels consacrés à un thème, à un pays ou à un auteur. Pour sa première édition qui aura lieu les samedi 27 et dimanche 28 novembre 2010, les Toiles vont rendre hommage au Cinéma du Burkina Faso en projetant 5 films de fiction.

Cette édition des Toiles se fera en partenariat avec l’Institut Jean Vigo, l’association École Sans Frontières et le Théâtre de l’Étang.

L’inauguration de ce mini festival aura lieu le samedi 27 novembre en présence du réalisateur Idrissa Ouédraogo et du Consul du Burkina Faso.

Samedi 27 novembre : 2 films d’Idrissa Ouédraogo.

17h 00 : Samba Traoré

20h 30 : Tilaï

Dimanche 28 novembre :

10h 00 : Tasuma, le feu de Kollo Daniel Sanou

et l’après-midi, 2 films de Saint Pierre Yaméogo:

14h 30 : Silmandé, tourbillon

17h 00 : Delwende

Les séances auront lieu au Théâtre de l’Étang.

Tarifs : 3€ la séance ou 10 € la carte pour 5 séances.

Télécharger le programme complet (résumé des 5 films).

en cliquant ici.

« café citoyen » sur le thème : « Danger pour les maternelles, les jardins d’éveil débarquent !! »

Le MRAP 66 en partenariat avec les CEMEA organise un « café citoyen » sur le thème : « Danger pour les maternelles, les jardins d’éveil débarquent !! »

Le débat concernera les mesures qui portent atteintes à la qualité des modes d’accueil et de scolarisation des enfants. (Décret de Xavier DARCOS et de Nadine MORANO).
N’est-ce pas une volonté politique de vouloir petit à petit supprimer l’école maternelle et de remettre en cause la gratuité de l’accueil scolaire?
Les mesures de ce décret visent à diminuer les taux d’encadrement des enfants, la déqualification des professionnels, la création de dispositifs dérogatoires aux normes d’accueil (jardins d’éveil, regroupements d’assistantes maternelles).

Ce décret se traduira par la suppression de postes d’enseignants qui se traduisent par la perte de dizaines de milliers de places en école maternelle pour les jeunes enfants.

Un collectif a été crée :

Le collectif « Pas de Bébés à la consigne » regroupe associations professionnelles et syndicats de la petite enfance, du secteur social et de l’Éducation nationale, associations de parents d’élèves et familiales. Depuis un an, il se mobilise contre le décret de Nadine Morano, secrétaire d’État à la Famille, sur l’accueil de la petite enfance.

En mai 2009, Nadine Morano, secrétaire d’État à la Famille, a lancé des jardins d’éveil pour les 2-3 ans, financés par les collectivités locales ou les entreprises gestionnaires, la CAF et les familles, avec des normes d’encadrement dégradées (une professionnelle pour douze enfants au lieu d’une pour huit actuellement).

Morano a renoncé à faire passer les normes d’encadrement dans les crèches d’une professionnelle pour cinq « enfants qui ne marchent pas » à une pour six et d’une professionnelle pour huit « enfants qui marchent » à une pour neuf.

Actuellement, les crèches inscrivent 10 % d’enfants en plus la capacité d’accueil : le décret prévoit de passer cette surcapacité à 20 %. Et aussi d’augmenter à 60 % (au lieu de 50 %) le taux maximum de personnel le moins qualifié. Les jardins d’éveil sont inclus dans ce projet de décret sans aucune référence à une norme d’encadrement !

Venez en débattre le jeudi 25 novembre à partir de 18h dans les locaux des CEMEA (3 rue du Puits qui chante à Perpignan), et se clôturera par un apéritif amical.

Bien cordialement,

Merci de confirmer votre participation.

RESF: La trêve hivernale n’est pas pour tout le monde !


Malgré toutes nos démarches, nos lettres au préfet, notre rassemblement devant la Direction Départementale de la Cohésion Sociale, notre récente entrevue avec le Secrétaire Général de la Préfecture, notre lettre au Maire de Perpignan et autres, nous n’avons abouti à rien !

Les seules réponses que nous avons obtenues : « il n’y a plus d’argent pour l’hébergement social » ; « les logements vacants ne sont pas aux normes » !

En attendant les deux familles que nous hébergeons avec leurs enfants de 2 ans, 8 ans et 11 ans vivent toujours en caravane – et sans chauffage-, sans droit au travail, sans argent !

Une autre famille, avec une fillette de 6 ans scolarisée et une autre d’un an et ½, hébergée jusqu’ici dans un grenier par un particulier, sera à la rue à la fin du mois.

La trêve hivernale a commencé le 1er novembre.

Et il faudrait se satisfaire pour eux de ce logement indécent ?

Et il faudrait se contenter pour eux de la solidarité des militants du RESF qui ne leur permette que de survivre ?
NON ! ça suffit !

C’est cette fois un appel de détresse que nous lançons !

Nous comptons sur la présence de tous ceux qui sont scandalisés par l’indifférence de l’État sur le sort fait à ces familles et à ces enfants, lors du

Rassemblement devant la Préfecture

Mercredi 10 novembre à 16h

Exigeons ensemble la réquisition des appartements vides sur Perpignan!

Exigeons ensemble que ces familles aient un toit pour l’hiver !

Exigeons ensemble que la Préfecture leur permette de subvenir à leurs besoins en leur accordant les autorisations nécessaires.

La « conférence internationale sur l’intégration des résidents étrangers à la vie publique locale » de Strasbourg lance un appel pour le droit de vote au niveau local des résidents étrangers

Strasbourg, 15.10.2010 – Dans une Déclaration adoptée le 15 octobre 2010, les participants à la « conférence internationale sur l’intégration des résidents étrangers à la vie publique locale », qui s’est tenue à Strasbourg, ont appelé les Etats membres du Conseil de l’Europe à ratifier et mettre en pratique la Convention européenne sur la participation des étrangers à la vie publique au niveau local. L’objectif est de permettre à tous les citoyens, qu’ils soient ressortissants de l’Union européenne ou non, de participer pleinement à la vie de leur collectivité.

« Nous sommes convaincus que l’octroi du droit de vote au niveau local à tous les résidents étrangers quelle que soit leur origine est aujourd’hui devenu une exigence incontournable fondée sur les principes de la Convention européenne des Droits de l’Homme du Conseil de l’Europe. Dans les villes qui accueillent les cultures les plus diverses, les étrangers qui y résident doivent pouvoir être des participants de plein droit à la vie de leurs collectivités et, pour cela, avoir le droit à une parole politique. Plus que jamais, nous sommes convaincus que la question de la participation des étrangers à la vie locale est essentielle.

« Aussi demandons-nous instamment aux institutions européennes et aux pouvoirs publics de tous niveaux des Etats membres, non seulement d’accorder le droit de vote et d’éligibilité au niveau local aux citoyens-résidents, mais également, de développer des politiques garantissant à tous les résidents les mêmes possibilités d’agir et de participer, au niveau local, en tant que citoyens à part entière, » ont souligné les participants dans la Déclaration.

Ils ont appelé les Etats, les régions et les communes à faciliter la mise sur pied d’organes consultatifs de représentation des résidents étrangers, et à organiser les moyens administratifs et financiers nécessaires à leur fonctionnement.

Les participants ont également encouragé d’autres initiatives sur l’intégration des résidents étrangers, des migrants et des populations Rom ainsi que sur le renforcement du dialogue interculturel et des relations interculturelles au profit de la diversité culturelle des villes.

Enfin, la Déclaration a appelé les collectivités locales européennes à se joindre aux réseaux des villes existants et à y prendre une part active et les Etats et les régions à faciliter leur mise en œuvre.

La Conférence a été organisée conjointement par le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, la Ville de Strasbourg et son Conseil des Résidents Etrangers, ainsi que le Club de Strasbourg.

Le Congrès se compose de deux chambres, la Chambre des pouvoirs locaux et la Chambre des régions.
Il comprend 318 membres titulaires et 318 suppléants, qui représentent plus de 200 000 collectivités territoriales européennes.